Après avoir fait fureur avec LOL, la réalisatrice Lisa Azuelos s’est une nouvelle fois plongée dans les affres de la relation mère-fille avec Mon bébé. Après l’adolescence dans sa comédie à succès avec Sophie Marceau, elle s’attarde sur le moment où une maman voit sa petite dernière quitter le nid familial. Dans les premiers rôles, sa propre fille Thaïs Alessandrin et la solaire Sandrine Kiberlain, impeccable en femme divorcée qui écrit un nouveau chapitre de sa vie. Cet intérêt de la cinéaste pour les liens parents-enfants vient de ses propres blessures. Dans Le Parisien, elle explique comment le fait de fonder une famille lui a permis de réparer des douleurs : « Je me suis fabriqué des gens dont j’étais sûre qu’ils allaient m’aimer.« 

Ses parents – son père, Judas Azuelos, est un juif marocain proche de Ben Barka et sa mère, l’actrice et chanteuse Marie Laforêt – ont été très absents, au point qu’elle se décrit comme « orpheline« . Une séparation, déjà, en est la cause : « Elle n’a vécu que deux ans avec mon père, disait de Marie Laforêt sa propre fille dans Gala en 2014. Faut dire qu’il s’appelait Judas, alors quel avenir pouvait-il avoir avec une Marie ?« 

Aujourd’hui, elle confie au Parisien : « Je n’en avais pas tellement eu, d’enfance. J’ai grandi dans des dortoirs, des pensions. J’étais sur le qui-vive, à protéger mon petit frère des violences quand ça se passait très mal. Et je prenais garde à ce qu’on ne me tabasse pas moi non plus. Je n’ai pas eu d’espace protégé pour être une petite fée bleue en robe de princesse. La seule manière de réparer ça, c’était de refaire le chemin avec mes propres enfants. » C’est ainsi qu’elle est la femme la plus heureuse du monde avec ses trois amours, Carmen, Illan et Thaïs, nés de sa relation avec le réalisateur Patrick Alessandrin dont elle a divorcé après onze années de mariage.

Mon bébé, en salles le 13 mars 2019



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