Ils font rire la France entière mais ne rigolent pas entre eux. Les Inconnus et les Nuls, stars de l’humour des années 1990, n’entretiennent pas des rapports très cordiaux. C’est en tout cas ce que prouvent les propos de Didier Bourdon dans son interview pour Paris Match.

En promotion pour Nicky Larson et le parfum de Cupidon, l’Inconnu Didier Bourdon répond aux questions de Paris Match au côté de Philippe Lacheau, son partenaire et réalisateur du film. La star française de 60 ans s’exprime sur une supposée rivalité avec la formation comique formée par Alain Chabat, Chantal Lauby, Bruno Carette (décédé en 1989) et Dominique Farrugia, les Nuls. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’acteur ne prétend pas que tout va bien avec ses collègues.  » Et je serais un peu plus dur aujourd’hui, car Dominique Farrugia a eu des mots peu tendres envers nous. Ce n’était pas très élégant de sa part de dire à la sortie des 3 frères. Le retour que nous nous étions retrouvés pour payer nos impôts, lâche-t-il. Aujourd’hui, je crois qu’il n’y a pas photo entre Les Nuls et Les Inconnus. Nous, on a fait de la télé, du théâtre, du cinéma, on a eu des Victoires de la musique, un Molière, un César. Nous, nous écrivons nos sketchs. Ceux des Nuls, c’était beaucoup l’oeuvre de Jean-Marie Bigard. Qui le souligne volontiers d’ailleurs : ‘Ils ne s’en vantent pas.’ Citez-moi un sketch des Nuls ? Tonyglandyl, c’est Bigard ! Jacques Martin, c’est de la parodie ! Alors que les sketchs des Inconnus, tout le monde s’en souvient. Ce n’est pas de notre faute si on est plus populaires qu’eux aujourd’hui... »

Didier Bourdon n’y va pas par quatre chemins ! Ses propos, qui risquent d’arriver jusqu’aux oreilles et aux yeux des Nuls, vont certainement faire réagir les principaux concernés. Pourtant, chaque membre des Nuls comme des Inconnus peut être fier de son parcours aujourd’hui et fier d’avoir influencé joyeusement une foule d’artistes des générations suivantes. Et surtout, peut-on adorer Les Trois Frères et La Cité de la peur ? La réponse est positive et sans appel.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le magazine Paris Match du 7 février 2019



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